Les français à l'assaut de Monza

Lenny Par Lenny

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Le Grand Prix d’Italie 2026 se dispute ce week-end sur le mythique circuit de Monza. Pour les pilotes français, cette 13e manche de la saison présente des situations très différentes. Pierre Gasly sera bien au départ avec Alpine, Esteban Ocon tentera de relancer Haas avec une monoplace évoluée, tandis qu’Isack Hadjar devra encore patienter avant de retrouver la compétition.

Entre enjeux sportifs, évolutions techniques et fortes chaleurs, le week-end italien s’annonce particulièrement exigeant.

Pierre Gasly, un rendez-vous forcément particulier

Pierre Gasly entretient une relation particulière avec le Grand Prix d’Italie. C’est à Monza, en 2020, que le Français avait décroché sa première victoire en Formule 1. Six ans plus tard, le circuit reste donc l’un des rendez-vous les plus importants de sa saison. Le pilote Alpine apprécie également le fait de pouvoir disputer cette course tout près de son lieu de résidence. « J'aime le Grand Prix d'Italie pour plusieurs raisons », explique-t-il. Gasly ajoute : « Je vis à Milan, donc je peux passer la semaine chez moi, ce qui est un luxe compte tenu de la fréquence à laquelle nous voyageons. » Le Français apprécie également le tracé de Monza, réputé pour ses longues lignes droites et ses gros freinages. Son histoire personnelle avec le circuit ajoute évidemment une dimension supplémentaire à ce week-end. « C'est donc en quelque sorte un peu ma course à domicile ! », résume-t-il. Après son passage en Q3 et sa sixième place à Zandvoort, Gasly espère poursuivre sur cette dynamique avec Alpine. Les évolutions apportées lors du Grand Prix des Pays-Bas ont donné satisfaction à l’équipe et équipent toujours sa monoplace à Monza. Le Français devra cependant patienter avant de reprendre le volant. Alpine lui fera manquer les Essais Libres 1 afin de permettre à son pilote de réserve Paul Aron de prendre la piste. Gasly retrouvera sa voiture lors des EL2.

Esteban Ocon veut vérifier les progrès de Haas

Esteban Ocon arrive pour sa part à Monza avec une Haas profondément modifiée. L’écurie américaine introduit un nouveau package aérodynamique sur ses deux voitures, avec l’objectif de retrouver le niveau de performance qui lui permettait de viser régulièrement les points. Mais Ocon ne disposera pas de la totalité des nouveautés. Ferrari ne fournira qu’une seule unité de puissance équipée de l’évolution ADUO2 à Haas, et celle-ci sera installée sur la voiture d’Oliver Bearman. Le Français conservera donc l’ancienne spécification moteur. « Je ne disposerai pas du package évolué complet », a expliqué Ocon aux médias présents à Monza. « J'aurai les éléments aérodynamiques sur la voiture, mais je n'aurai pas l'ADUO2. » Cette différence de spécification pourrait représenter un handicap sur un circuit où la vitesse de pointe est particulièrement importante. Ocon a néanmoins déjà pu tester la nouvelle version de sa Haas dans le simulateur avant le début du week-end. « J'ai hâte de piloter cette nouvelle voiture », a-t-il déclaré. « Nous disposons du nouveau package aérodynamique. » Les premières sensations sont encourageantes, mais le Français attend désormais la confirmation en conditions réelles. « Et oui, les sensations étaient meilleures », a-t-il ajouté, tout en rappelant la nécessité de vérifier le comportement de la monoplace sur le circuit. L’objectif de Haas est de se rapprocher à nouveau du top 10. L’équipe américaine traverse une période plus compliquée après avoir perdu du terrain dans la hiérarchie et cherche à retrouver les performances affichées en début de saison. Monza servira donc de premier véritable test pour ce nouveau package. Ocon devra notamment déterminer si les progrès ressentis dans le simulateur se traduisent par un gain suffisamment important en piste.

Isack Hadjar encore absent à Monza

Pour Isack Hadjar, le Grand Prix d’Italie sera malheureusement synonyme de nouvelle absence. Le Français souffre toujours d’une blessure au poignet contractée pendant la trêve estivale. Après avoir manqué le Grand Prix des Pays-Bas à Zandvoort, il espérait pouvoir reprendre la compétition à Monza. Lors de sa présence à Zandvoort, Hadjar s’était montré optimiste quant à son rétablissement. « C'est ma première blessure de toute ma vie, de ma carrière, peu importe. C'est donc bizarre d'être sur le banc » avait-il expliqué. « Je ne suis pas content, pour moi ni pour l'équipe. » Le Français avait également indiqué que son poignet évoluait favorablement et qu’il espérait être suffisamment remis pour Monza. Mais cette perspective ne s’est finalement pas concrétisée. Red Bull a confirmé que Hadjar resterait absent du Grand Prix d’Italie et que Liam Lawson continuerait à le remplacer aux côtés de Max Verstappen. Dans son communiqué, l’équipe explique que « le team surveille de près sa rééducation et ne prendra aucun risque inutile concernant son retour en compétition ».

Liam Lawson reste donc au volant de la Red Bull pour la deuxième course consécutive. Le Néo-Zélandais arrive à Monza après avoir terminé septième à Zandvoort. Yuki Tsunoda continuera pour sa part de remplacer Lawson chez Racing Bulls, aux côtés du rookie Arvid Lindblad. Hadjar devra donc encore attendre avant de retrouver sa monoplace. Son forfait signifie surtout que seuls deux pilotes français seront présents sur la grille de départ à Monza.

La chaleur, un facteur supplémentaire à Monza

Les conditions météorologiques pourraient également jouer un rôle important durant ce Grand Prix d’Italie. La FIA a officiellement déclaré un « heat hazard » pour le week-end de Monza. Selon la Fédération, les températures doivent dépasser le seuil de 31 °C, déclenchant les mesures spécifiques prévues pour protéger les pilotes face au risque thermique. Les équipes doivent notamment installer un système de refroidissement destiné au pilote. Les concurrents ne sont toutefois pas obligés de l’utiliser en course : une équipe qui choisit de s’en passer doit accepter une augmentation du poids minimal de la voiture liée à l’installation du dispositif. Cette chaleur constituera une difficulté supplémentaire sur un circuit déjà très exigeant. À Monza, les voitures passent une grande partie du tour à pleine charge et enchaînent les phases de freinage très appuyées. Le circuit italien reste ainsi l’un des tracés les plus rapides du calendrier.

Le programme du Grand Prix d’Italie 2026

Le week-end de Monza débutera vendredi 4 septembre avec les Essais Libres 1 à 12h30, puis les Essais Libres 2 à 16h00. Samedi, les Essais Libres 3 auront lieu à 12h30 avant les qualifications à 16h00. Le départ du Grand Prix d’Italie sera donné dimanche 6 septembre à 15h00. La course se disputera sur 53 tours du circuit de Monza, long de 5,793 kilomètres, pour une distance totale de 306,720 kilomètres.

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