Les Bleus frappent fort dès les séries
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L’équipe de France a parfaitement lancé ses Championnats d’Europe de natation à Saint-Denis. Maxime Grousset a signé le meilleur temps mondial de l’année sur 50 m papillon, tandis que plusieurs Tricolores ont décroché leur place en demi-finales.
Maxime Grousset frappe fort d’entrée
C’est le premier gros coup tricolore de la matinée. Deux mois après avoir été freiné par une blessure au pied, Maxime Grousset a signé le meilleur temps des séries du 50 m papillon en 22’’49, à seulement un centième de son record de France. Le Français réalise également la meilleure performance mondiale de l’année. Une entrée en matière particulièrement rassurante pour le champion français. « Je pensais être aussi fort mais pas dès les séries donc ça me surprend un peu », a reconnu Grousset, qui assure avoir encore une marge de progression avant les demi-finales. Le Français a également tenu à rassurer sur son état physique après sa blessure : « Je n’ai aucune douleur au niveau du pied et ça fait plaisir. J’ai l’impression qu’il m’en reste encore un petit peu. » Une bonne nouvelle avant la suite de sa compétition. Nikita Baez a lui aussi décroché son billet pour les demi-finales. Avec un chrono de 23’’31, il a signé le 16e temps des séries. « Ça passe et c’est l’essentiel », a sobrement résumé le Français, qui entend profiter de cette première course pour analyser ses points forts et corriger ses erreurs avant ce soir.
Wattel et Gastaldello au rendez-vous
Sur 100 m nage libre, les deux Françaises engagées ont également franchi le cap des séries.
Marie Wattel, en 53’’98, a signé le 7e temps. Un chrono qui correspond précisément à l’objectif qu’elle s’était fixé avant de plonger. « J’avais en tête 54’’00. Je voulais être dans le Top 8, donc je suis dans les clous », a expliqué la Française, satisfaite de cette entrée en matière.
Wattel entend désormais hausser le niveau en demi-finales. « Ce soir j’espère accélérer et me rapprocher des 53’’4 ou 53’’5 et, si ça passe en finale, essayer de faire la bagarre pour un podium », a-t-elle annoncé. Avec le public français derrière elle, la Tricolore veut croire à une belle semaine. Béryl Gastaldello a terminé juste derrière au classement avec le 9e temps, en 54’’03. La Française estime pouvoir encore gagner plusieurs dixièmes. « Mentalement, je pense valoir 53 », a-t-elle affirmé, tout en reconnaissant avoir voulu prendre des repères lors de sa course.
Pour la suite, Gastaldello souhaite surtout se concentrer sur son propre rythme : « Ce soir je ferai mes courses à moi parce que ce sont des dixièmes de perdus aussi quand on regarde un petit peu ce qui se passe à côté. » Son objectif est clair : « J’ai envie d’aller chercher une belle finale. »
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Mahieu et Lechevalier passent, Cousson s’arrête là
Sur 200 m dos, Pauline Mahieu a assuré l’essentiel avec le 4e temps des séries en 2’10’’62. La Française n’a toutefois pas totalement convaincu sur le plan des sensations. Malgré cette frustration, elle préfère retenir le positif : « Je vais vite effacer le négatif et prendre le positif. » La Française a également été portée par l’ambiance du Centre aquatique olympique. « J’ai appris à ne pas avoir peur du bruit, ne pas avoir la pression de tout ce monde. Ces gens-là sont aussi là pour profiter, ils ne sont pas là pour nous mettre la pression, bien au contraire », a-t-elle expliqué. Pour sa première grande compétition internationale à domicile, Jeanne Lechevalier a elle aussi obtenu sa qualification. Avec 2’11’’30, elle signe le 8e temps des séries. « C’est cool pour une première, il y a du monde, il y a du bruit, c’est impressionnant », a raconté la Française. Elle a surtout réussi à transformer l’ambiance en moteur : « On nous a beaucoup répété de prendre cette énergie et de s’en servir comme une bonne énergie et pas comme une pression. »
La matinée s’arrête en revanche pour Bertille Cousson. Avec 2’11’’94, la Française termine 12e des séries. Elle est victime du règlement qui limite à deux le nombre de nageuses d'une même nation qualifiées pour la suite. Une élimination difficile à digérer pour Cousson. « Je suis un peu déçue parce que j’avais à cœur d’aller en finale », a-t-elle regretté. « J’ai entendu le public, c’était un truc de fou et j’aurais aimé vraiment le vivre l’après-midi. » La Française voulait profiter de cette compétition à domicile après avoir prolongé sa préparation. « Je nageais beaucoup plus vite à l’entraînement, donc j’étais capable de faire beaucoup mieux qu’aux championnats de France », a-t-elle estimé, avant de conclure avec philosophie : « C’est comme ça, c’est le sport. »
Carl Aitkaci en demi-finales
Sur 100 m brasse, Carl Aitkaci a rempli son objectif en décrochant sa qualification pour les demi-finales avec le 14e temps, en 59’’94. « L’objectif était de passer en demi-finale », a expliqué le Français, qui veut maintenant améliorer certains détails de sa course. « Pour cette après-midi je vais essayer de faire de meilleurs virages et une meilleure arrivée pour essayer d’entrer dans les 8. » Aitkaci compte également profiter du soutien du public français, tout en évitant de se laisser emporter par l’ambiance : « Il faut essayer de se nourrir de l’ambiance sans avoir trop d’euphorie parce qu’on peut passer à travers. »
Le relais 4x200 m en finale
La matinée s’est achevée avec la qualification du relais français du 4x200 m nage libre. Roman Fuchs, Pierre Largeron, Néo Dutriaux et Sauveur Cristofini ont terminé troisièmes de leur série en 7’09’’33, pour décrocher le septième temps au classement général. Le dernier relayeur, Sauveur Cristofini, a signé le meilleur chrono français en 1’46’’32 et réalisé un gros finish pour permettre aux Bleus de gagner une place. Pour Roman Fuchs, l’essentiel est assuré : « Le principal était de se qualifier pour jouer la médaille ce soir. » Le relais pourrait désormais être renforcé par Léon Marchand, attendu pour la finale. Le vétéran du groupe veut surtout mettre en avant la force collective : « Peu importe qui nage ce soir, il faudra donner le meilleur de nous et de toute façon, s’il y a une médaille, les cinq sont récompensés. Il n’y a pas de moins fort ou plus fort. On est une équipe, l’équipe de France. »
Les Bleus ont donné le ton
Avec les qualifications de Wattel, Gastaldello, Mahieu, Lechevalier, Grousset, Baez et Aitkaci, ainsi que celle du relais 4x200 m, l’équipe de France a réalisé une matinée particulièrement solide. Seule Bertille Cousson n’a pas franchi le cap des séries, victime du règlement sur le nombre de Françaises qualifiées dans une même épreuve. Pour le reste, les Bleus ont répondu présents, avec en point d’orgue le chrono de Maxime Grousset sur 50 m papillon. La session de l’après-midi et de la soirée s’annonce donc particulièrement prometteuse, avec plusieurs demi-finales et la finale du 4x200 m nage libre.
Par Lenny









