Les Français brillent avant les grandes finales

Lenny Par Lenny

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Les Français ont marqué la soirée des Championnats d’Europe de natation au Centre Aquatique Olympique. Léon Marchand, Mary-Ambre Moluh, Pauline Mahieu et Béryl Gastaldello se sont qualifiés pour leurs finales, avec de solides performances à la clé.

Léon Marchand donne le ton sur 200 m papillon

Léon Marchand sera bien au rendez-vous de la finale du 200 m papillon. Le Français a signé le meilleur temps des demi-finales en 1’53’’95, confirmant son statut et sa capacité à accélérer au moment décisif. « Je me suis bien amusé », a souri le nageur français, qui a choisi de se tester avec un passage plus rapide qu’à son habitude. Une stratégie qui lui a permis de prendre la tête des demi-finales, même s’il estime avoir encore une marge de progression. Le dernier 50 mètres reste notamment le principal axe de travail avant la finale. « Ça pêche dans le dernier 50 », a-t-il reconnu. Léon Marchand espère disposer d’un peu plus d’énergie pour mieux conclure sa course et conserver davantage de relâchement. Son ambition est claire : repartir vite, mais mieux finir.

Mary-Ambre Moluh et Pauline Mahieu dominent le 100 m dos

La France a également réalisé un doublé impressionnant en demi-finales du 100 m dos. Mary-Ambre Moluh a pris la première place en 58’’21, devant Pauline Mahieu, deuxième en 58’’93. Pour Moluh, l’objectif de la demi-finale était avant tout de signer une performance solide sans tomber dans l’excès de confiance. « J’ai essayé de faire un bon temps. C’est mission accomplie », a-t-elle expliqué. La Française sait toutefois que la finale constituera une course totalement différente. Elle veut notamment améliorer son passage et sa capacité à tenir le rythme sur le deuxième 50 mètres. « Tout peut arriver sur une course », rappelle-t-elle, en s’appuyant sur son expérience internationale pour rester concentrée jusqu’au bout. Mary-Ambre Moluh estime également pouvoir encore gagner du temps dans les phases sous-marines et les parties non nagées, un secteur qui pourrait faire la différence lors de la finale.

Pauline Mahieu enfin sous les 59 secondes

Pour Pauline Mahieu, cette demi-finale restera comme un moment important. En 58’’93, la Française est passée pour la première fois sous la barre des 59 secondes sur 100 m dos. « C’est trop bien de passer sous les 59’’. Ça fait longtemps que je voulais le faire », a-t-elle confié. Une performance d’autant plus satisfaisante qu’elle n’avait encore amélioré aucun de ses records personnels en dos depuis le début de l’année. La médaillée française semble surtout avoir trouvé une nouvelle approche mentale. Après avoir abordé son 200 m dos avec davantage de liberté, elle poursuit dans cette voie en se concentrant sur ses propres sensations plutôt que sur la pression du résultat. Pauline Mahieu connaît ses points forts et compte notamment sur son retour pour rivaliser avec ses adversaires. Face à la performance de Mary-Ambre Moluh, elle préfère désormais y voir une source d’inspiration plutôt qu’une comparaison. « Si elle le fait, j’en suis capable aussi », résume-t-elle.

Béryl Gastaldello en finale du 50 m nage libre

Béryl Gastaldello complète le tableau des qualifications françaises pour les finales individuelles. Avec 24’’54, elle a signé le sixième temps des demi-finales du 50 m nage libre. La Française n’était pourtant pas totalement satisfaite de son exécution, estimant avoir été freinée au moment de sa reprise de nage. Malgré cela, elle a assuré l’essentiel et se présentera en finale avec l’ambition de se rapprocher de son meilleur niveau. « Je sais que j’ai encore de la marge », a-t-elle affirmé. Sur un 50 mètres, où les écarts se jouent sur quelques détails, Gastaldello veut aller chercher son record personnel. L’ambiance du Centre Aquatique Olympique pourrait également constituer un atout supplémentaire.

Une soirée contrastée pour les autres Français

Tous les Français n’ont pas connu la même réussite. Carl Aitkaci a terminé quinzième des demi-finales du 50 m brasse en 27’’27 et ne verra pas la finale. Le nageur français regrette notamment une perte de vitesse dans les derniers mètres, mais retient une course qui confirme son niveau actuel. Il lui reste désormais le relais 4 nages pour conclure sa compétition. Même scénario pour Analia Pigrée sur 50 m nage libre. Quinzeième en 24’’92, la Française reste sous la barre des 25 secondes mais manque la qualification. Sans afficher une grande déception, elle reconnaît une saison longue et une compétition techniquement en dessous de ses meilleures références. Yohann Ndoye Brouard a, lui, terminé huitième de la finale du 50 m dos en 24’’65. Le Français retient surtout l’expérience acquise dans une distance qu’il maîtrise moins et se tourne déjà vers le 100 m dos, où la concurrence interne s’annonce particulièrement forte pour les places disponibles.

Un relais mixte français disqualifié

La soirée a également été marquée par la disqualification du relais français du 4x100 m nage libre mixte. Maxime Grousset est parti trop tôt, une erreur qui a invalidé la performance tricolore. Les Français ont toutefois relativisé l’incident, le relais étant quatrième et assez loin du podium. Maxime Grousset a surtout regretté un départ qu’il estime proche d’être parfaitement maîtrisé, tandis que ses coéquipiers ont préféré retenir l’engagement collectif et les repères pris pour la suite de la compétition. Avec Léon Marchand en tête des demi-finales du 200 m papillon, Mary-Ambre Moluh et Pauline Mahieu aux deux premières places du 100 m dos et Béryl Gastaldello qualifiée sur 50 m nage libre, la France abordera la prochaine soirée avec plusieurs belles chances de briller dans les finales.

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