La liste pour Bakou avec Riner et Agbégnénou

Lenny Par Lenny

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La Fédération française de judo a officialisé la sélection pour les prochains Championnats du monde en Azerbaïdjan (du 4 au 10 octobre). Entre retours de stars et choix forts, les Bleus affichent de grandes ambitions.

Riner et Agbégnénou mènent les Bleus à Bakou

Ce vendredi 3 juillet 2026, France Judo a dévoilé l'équipe qui s'envolera pour l'Azerbaïdjan du 4 au 11 octobre. Parmi les 22 athlètes retenus, les têtes d'affiche Teddy Riner (+100 kg) et Clarisse Agbégnénou (-63 kg) signent leur grand retour sur la scène internationale individuelle. Le monument aux onze titres mondiaux n'a plus combattu à ce niveau depuis son sacre aux Jeux de Paris 2024, tandis que Clarisse Agbégnénou revient avec la ferme intention de décrocher une septième couronne planétaire après sa deuxième pause maternité. L'enjeu est colossal : glaner de précieux points (jusqu'à 2 000 pour les vainqueurs) qui compteront à hauteur de 50% pour le classement mondial de l'IJF en vue de la qualification olympique pour les Jeux de Los Angeles 2028.

Le choc : Amandine Buchard non sélectionnée

C'est le séisme de cette annonce : pour la première fois depuis 2014, Amandine Buchard (-52 kg) manquera le rendez-vous planétaire. La judokate de 30 ans, quadruple médaillée de bronze mondiale et double médaillée olympique, paie son manque de compétition et son investissement actuel dans un double projet judo-rugby à 7. N'ayant pas disputé les tournois de reprise clés et manquant les stages estivaux, elle a été écartée par le comité au nom de l'assiduité. Aucune représentante n'est finalement engagée dans sa catégorie, la jeune Blandine Pont (pourtant devant Buchard au classement mondial) devant se contenter d'un rôle de première réserviste.

Les forces en présence

Malgré cette absence, la manager générale Frédérique Jossinet affiche l'objectif de ramener un maximum de médailles grâce à une armada ultra-compétitive. Chez les féminines, la densité est impressionnante. Shirine Boukli (-48 kg), quintuple championne d'Europe, visera enfin l'or mondial. Sarah-Léonie Cysique (-57 kg) tiendra son rang, alors que Clarisse Agbégnénou sera épaulée en -63 kg par la régulière Manon Deketer, vice-championne d'Europe. Suite à la retraite de Margaux Pinot, Clémence Émé (-70 kg) fêtera sa première grande sélection senior grâce à une saison très solide. Enfin, les catégories lourdes doublent leurs chances avec l'inoxydable Audrey Tcheuméo (36 ans) accompagnée de Kaila Issoufi en -78 kg, ainsi que la patronne Romane Dicko aux côtés de Léa Fontaine en +78 kg. Du côté des hommes, la sélection est stratégique. La France s'offre le luxe d'aligner deux membres du top 10 mondial en -60 kg : Luka Mkheidze (champion d'Europe) et Romain Valadier-Picard (vice-champion du monde en titre). En -66 kg, Walide Khyar et Daikii Bouba formeront un duo d'expérience. La catégorie des -73 kg sera particulièrement explosive puisque le champion du monde en titre, Joan-Benjamin Gaba, partagera l'affiche avec la jeune sensation de 20 ans, Dayyan Boulemtafes, qui l'avait battu pour le bronze européen en avril. Enfin, le médaillé olympique Maxime-Gaël Ngayap Hambou sera le fer de lance en -90 kg, tandis que les catégories -81 kg et -100 kg resteront vides de tricolores, faute de leaders indiscutables.

Les renforts pour l'épreuve par équipes mixtes

Pour clore cette semaine de compétition, la France compte bien défendre son statut de nation forte lors de l'épreuve par équipes mixtes. Pour prêter main-forte aux titulaires des tableaux individuels, le staff a sélectionné cinq athlètes supplémentaires, spécialistes de cet exercice où l'esprit de corps transcende souvent les judokas. Martha Fawaz viendra ainsi renforcer le groupe des féminines en -57 kg. Côté masculin, Maxime Gobert apportera sa fougue en -73 kg, tandis qu'Alexis Mathieu offrira une option majeure chez les -90 kg. Enfin, pour les combats de poids lourds (+90 kg), les jeunes colosses Matheo Akiana Mongo et Tieman Diaby intègrent le collectif pour apporter toute leur fraîcheur et leur puissance physique. À trois mois du coup d'envoi à Bakou, l'équipe de France est désormais armée et fixée sur sa feuille de route pour lancer idéalement la longue route vers LA 2028.

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