Jeux Méditerranéens : les porte drapeaux dévoilés
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Eloise Vanryssel et Souleyman Alaphilippe porteront le drapeau français lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Méditerranéens de Tarente 2026. À cinq jours du grand rendez-vous, l’épéiste et le taekwondoïste racontent leur émotion et affichent leurs ambitions.
Eloise Vanryssel et Souleyman Alaphilippe, porte-drapeaux de la France
La délégation française connaît ses deux porte-drapeaux pour les Jeux Méditerranéens de Tarente 2026. Élus par la Commission des athlètes de haut niveau (CAHN) du CNOSF parmi les candidats proposés par les fédérations engagées, Eloise Vanryssel, en escrime, et Souleyman Alaphilippe, en taekwondo, auront l’honneur de mener les athlètes tricolores lors de la cérémonie d’ouverture. Tous deux succèdent ainsi à d’autres grands noms ayant porté les couleurs françaises lors des précédentes éditions, comme Hélène Noesmoen et Luka Basic à Oran en 2022, Sofiane Oumiha à Mersin en 2013 ou encore Franck Dumoulin à Pescara en 2009. Pour les deux sportifs, cette désignation dépasse largement le symbole. Elle récompense leur parcours, mais aussi leur capacité à incarner les valeurs de leur discipline et de l’équipe de France.
Éloïse Vanryssel, épéiste au parcours exemplaire
Originaire de Toulouse et licencié·e à l’Académie Beauvaisienne d’Escrime, Eloise Vanryssel s’est construit un parcours aussi exigeant que singulier. Médaillé·e de bronze aux Jeux méditerranéens d’Oran en 2022, iel a ensuite remporté l’or aux championnats du monde par équipes en 2025. L’épéiste français·e mène également un triple parcours. Diplômé·e en ingénierie agroalimentaire à l’École polytechnique universitaire de Sorbonne Université, iel est aussi militaire de réserve au 3e RMAT. La nouvelle de son élection comme porte-drapeau lui est parvenue dans un contexte particulièrement marquant. Alors qu’iel se trouvait en vacances au Japon, où iel assistait au festival d’Obon, son téléphone était coupé lorsque le chef de mission Arnaud Jean a tenté de la joindre. « J’ai vu le message d’Arnaud, missionné par la présidente du CNOSF, Amélie Oudéa-Castéra, pour annoncer ma sélection au poste de porte-drapeau », raconte-t-iel. L’émotion a été d’autant plus forte que cette annonce est arrivée lors d’une journée déjà très particulière pour l’athlète. « Je sortais du feu d’artifice, je fêtais les trois ans de relation avec ma conjointe qui est devenue ce soir-là ma fiancée », confie-t-iel.
Pour Eloise Vanryssel, cette désignation représente avant tout la confiance de son sport. « Cela me donne l’impression de bien incarner les valeurs de mon sport et d’avoir leur confiance pour représenter celui-ci. »
[#Tarente2026]
— FranceOlympique (@FranceOlympique) August 18, 2026
Élus par la #CAHN du #CNOSF parmi une liste de candidats proposés par les fédérations sportives engagées, Eloise Vanryssel (escrime) et Souleyman Alaphilippe (taekwondo) seront les deux porte-drapeaux de la délégation française aux Jeux Méditerranéens de Tarente… pic.twitter.com/AWVYNyZQ44
Souleyman Alaphilippe, l’ambition de l’or en taekwondo
Souleyman Alaphilippe a découvert le taekwondo à seulement 4 ans, avec l’objectif initial de canaliser son énergie. Fidèle au club d’Asnières, le Français a rapidement gravi les échelons du haut niveau. Multiple champion de France chez les cadets, juniors, espoirs puis seniors, il s’est également imposé sur la scène internationale. Champion d’Europe U21 en 2022, vice-champion d’Europe la même année et médaillé de bronze aux Jeux Européens en 2023, il a aussi participé aux Jeux Olympiques de Paris 2024, où il a atteint les quarts de finale. Soldat de 1re classe de l’armée de Terre, le taekwondoïste partage donc avec Eloise Vanryssel un autre point commun : celui d’un engagement au sein des forces armées françaises. Lorsqu’Arnaud Jean lui a annoncé sa désignation, Souleyman Alaphilippe a immédiatement ressenti « un mélange de surprise et de fierté ». « Après avoir vécu mes premiers Jeux à Paris, représenter la France à nouveau, mais cette fois-ci avec le rôle de porte-drapeau, c’est quelque chose de très fort. C’est une responsabilité et un honneur incroyables », explique-t-il.
Deux athlètes qui veulent fédérer la délégation française
Avant cette annonce, Eloise Vanryssel et Souleyman Alaphilippe ne se connaissaient pas personnellement. Les Jeux Méditerranéens de Tarente 2026 seront donc aussi l’occasion de créer une relation et de partager une expérience exceptionnelle.«
Pour l’instant, je ne connais Souleyman que de nom, j’ai hâte de le rencontrer », sourit l’épéiste, qui avait déjà eu l’occasion de s’intéresser au taekwondo lors de son passage à l’INSEP et des Jeux Méditerranéens d’Oran. Le sentiment est partagé par son binôme. « Le fait de partager ce rôle de porte-drapeau sera l’occasion d’échanger et de faire connaissance durant cette édition », souligne Souleyman Alaphilippe. Au-delà de leur rôle lors de la cérémonie d’ouverture, les deux porte-drapeaux veulent surtout contribuer à créer une véritable dynamique collective au sein de la délégation française. Eloise Vanryssel mise sur la présence, les échanges et le soutien entre disciplines. Iel souhaite aller encourager les autres athlètes dès que son calendrier le permettra et faire du camp France un espace de rencontres et d’inclusion. « Mon objectif, c’est d’être au premier rang dès que possible pour donner de la voix, donner du cœur et soutenir au mieux », affirme-t-iel. Souleyman Alaphilippe veut lui aussi privilégier la proximité avec les autres membres de la délégation. « On vient tous de fédérations différentes, de disciplines différentes, mais on partage tous la même chose : le fait de représenter la France au plus haut niveau », insiste-t-il.
Tarente 2026, une étape importante vers de grandes ambitions
Si le rôle de porte-drapeau constitue une immense fierté, Eloise Vanryssel et Souleyman Alaphilippe n’oublient pas leur objectif sportif. Tous deux arrivent à Tarente avec une ambition claire. Pour l’épéiste, ces Jeux Méditerranéens doivent permettre de lancer une nouvelle dynamique. « L’objectif est clair : prendre du plaisir, engranger de la confiance et débuter la saison ainsi que les deux années à venir sur de bonnes bases ». Mais l'athlète ne cache pas son envie de monter sur la plus haute marche du podium. « Comme dans toutes les compétitions auxquelles je participe, j’ai envie de gagner. J’y vais avec cette ambition de mordre l’or sur le podium. »
Chez les -68 kg, Souleyman Alaphilippe affiche exactement la même détermination. « L’ambition est clairement d’aller chercher la médaille d’or », annonce le Français, convaincu des progrès réalisés depuis les Jeux Méditerranéens d’Oran en 2022 et son expérience olympique à Paris en 2024.
« Tarente est à nous » : le message des porte-drapeaux
À l’approche de la cérémonie d’ouverture, les deux porte-drapeaux français veulent surtout profiter pleinement de cette aventure collective. Eloise Vanryssel lance déjà un message à son binôme : « Souleyman, prépare tes bras : on va porter haut les couleurs de la France ! » Le taekwondoïste répond avec le même enthousiasme : « On va vivre quelque chose d’exceptionnel, et il faudra le vivre à 100 %. » À l’ensemble de la délégation française, le message est clair. « Donnez tout, profitez de chaque seconde de ces Jeux Méditerranéens, ne vous fixez aucune limite. Tarente est à nous. On va faire du bruit ! », lance Eloise Vanryssel. Souleyman Alaphilippe invite, lui aussi, les athlètes français à savourer chaque instant tout en donnant le maximum sur le plan sportif. « Soyez fiers de représenter la France au plus haut niveau, n’oubliez pas tout ce que vous avez dû donner pour en arriver là. » À Tarente, Eloise Vanryssel et Souleyman Alaphilippe auront donc une double mission : porter haut le drapeau français lors de la cérémonie d’ouverture et tenter, quelques jours plus tard, de le faire flotter au sommet des podiums.
Par Lenny

