Bilan du 02 septembre : la France frappe fort

Lenny Par Lenny

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Le skateboard français a signé un carton plein à Tarente, tandis que la voile et l’athlétisme ont également offert plusieurs médailles à la délégation tricolore. Retour sur une journée exceptionnelle pour la France aux Jeux Méditerranéens 2026.

Le skateboard français réalise le doublé parfait

C’est incontestablement l’un des grands moments de la journée à Tarente. Pour sa première participation aux Jeux Méditerranéens, le skateboard français a pratiquement tout raflé, avec trois médailles dont deux titres et un doublé historique chez les hommes. Chez les femmes, Lucie Schoonheere a décroché la médaille d’or dans l’épreuve de street. La Française de 16 ans, benjamine de la délégation française aux Jeux Olympiques de Paris 2024, a dominé la finale avec une note totale de 156,21 points. Elle a notamment obtenu 72,33 dès son premier run, avant d’améliorer sa performance à 74,88 au troisième passage, puis de réaliser 81,33 points sur les figures. Avec cinq points d’avance sur l’Italienne Gaia Urbinati, Lucie Schoonheere a confirmé son potentiel au plus haut niveau. Elle avait terminé 11e à Paris en 2024. « C’était complètement mon objectif de gagner ici. Je savais que j’en avais le potentiel donc je suis satisfaite d’avoir concrétisé », expliquait la championne française. La jeune Tricolore a également apprécié l’atmosphère de la compétition : « J’ai adoré cette compétition, l’une des meilleures de ma vie en termes d’ambiance, c’était hyper cool, au point que j’avais le sourire pendant que je skatais. » L’autre Française engagée, Agathe Gillet, a pris la quatrième place. Chez les hommes, la France a signé un spectaculaire doublé. Joseph Garbaccio a confirmé sa domination après avoir déjà impressionné lors du tour préliminaire. Avec 84,14 points au premier run, puis 86,10 au troisième passage et 84,21 sur les figures, il a totalisé 170,31 points, soit onze longueurs d’avance sur son dauphin. Et ce dauphin était français. Max Berguin, avec 159,28 points, a remporté la médaille d’argent devant l’Espagnol Jose Luis Cabarcos Mendez, crédité de 157,68 points. « Le niveau était relevé, plus que ce qu’on imaginait au départ, et il a fallu extrêmement bien skater », soulignait Joseph Garbaccio. « Avec Max, on s’était dit que l’on venait pour faire premier et deuxième, peu importe l’ordre : c’est fait ! » Max Berguin savourait lui aussi ce résultat collectif : « C’est génial d’avoir pu réaliser l’objectif du doublé, avec en plus Lucie qui gagne de son côté et Agathe qui était tout près du podium. On se souviendra de ces Jeux ! »

La voile française décroche deux titres

La France a également brillé sur l’eau avec deux nouvelles médailles d’or. Marie Barrue s’est imposée en dériveur ILCA, après avoir remporté trois des onze manches au programme. La Française de 30 ans a surtout fait preuve d’une grande régularité, ne sortant du top 5 qu’à trois reprises. Elle termine avec 40 points, devant la Slovène Alenka Valencic, deuxième avec 46 points. L’autre Française engagée, Perine Milleret, a terminé huitième avec 80 points. Chez les hommes, Lorenzo Mayer a lui aussi décroché l’or en ILCA. Le Français a remporté quatre manches, dont les septième, huitième et neuvième consécutivement, pour prendre définitivement les commandes de la compétition. Il s’impose avec 45 points, devant le Grec Marios Stathas, deuxième avec 56 points. Comme à Oran en 2022, la France remporte donc les deux titres mis en jeu dans cette catégorie. Lorenzo Mayer succède ainsi à Jean-Baptiste Bernaz, tandis que Marie Barrue conserve son titre. La voile française ajoute également une médaille de bronze grâce à Gaspard Carfantan en IQ foil. Il termine derrière les Italiens Tomasini et Pilloni. Fabien Pianezza se classe sixième, tandis que Manon Pianazza termine cinquième chez les femmes et Théa Le Borgne neuvième.

Mathieu Collet en or à la perche

L’athlétisme français a lui aussi connu une soirée particulièrement prolifique au stade Giuseppe-Valente de Tarente. Mathieu Collet a décroché la médaille d’or au concours de la perche, après avoir franchi toutes ses barres précédentes dès sa première tentative. Le Français s’est imposé à 5,70 m aux essais devant le Turc Sasma. Ce titre vient récompenser une saison particulièrement solide. « Il y a quatre ans, j’avais fini quatrième des Jeux Méditerranéens et ça m’avait mis au fond du seau. Cette fois, je restais sur un super été, 2e aux championnats de France, 4e aux « Europe », et je le clôture parfaitement avec cette médaille d’or : je ne peux pas rêver mieux. » Avec cette victoire, l’athlétisme tricolore porte à 16 son nombre provisoire de médailles dans ces Jeux Méditerranéens. Le bilan pourrait encore progresser avec le semi-marathon programmé jeudi matin. Theo Schaub a remporté le bronze sur 200 m, avec à la clé un nouveau record personnel en 20’’52. La France a également obtenu plusieurs médailles d’argent, avec Louise Maraval sur 400 m haies, ainsi que les relais 4x100 m mixte et 4x400 m féminin. Ces résultats mettent notamment en lumière la nouvelle génération de l’athlétisme français. « C’est la relève, la génération d’après, qui a été à la hauteur ce soir », soulignait Marina Lasserre, qui n’a pourtant que 23 ans.

Swaimy Bellil et Léo de Nodrest récompensés par leur persévérance

Certaines médailles françaises ont été conquises au terme d’un parcours particulièrement long. C’est le cas de Swaimy Bellil en gymnastique artistique. Après une quatrième place par équipes et une quatrième place au concours général, puis une septième place au sol, le Français a finalement décroché l’argent lors de sa dernière finale par agrès. À la barre fixe, il termine deuxième derrière le Grec Marios Georgiou. Même scénario de persévérance pour Léo de Nodrest en tennis de table. Déjà quatrième en double mixte et par équipes masculines, le Français est allé chercher la médaille de bronze en individuel. Pour monter sur le podium, il a dominé son compatriote Joé Seyfried lors de la petite finale, quatre manches à une, après avoir disputé son 16e match de la compétition à Tarente.

La fratrie Ludwig poursuit l’histoire familiale

L’aviron français a également apporté une médaille de bronze avec Frédéric Ludwig et Leo Desmolles, troisièmes du deux de couple poids léger. À seulement 21 ans, Frédéric Ludwig perpétue une histoire familiale intimement liée à l’aviron. Sa mère avait initialement découvert ce sport pour pratiquer une activité personnelle. Ses six fils ont finalement suivi le mouvement. L’aîné, Ferdinand Ludwig, a notamment participé aux Jeux Olympiques de Paris 2024 avant de mettre un terme à sa carrière dans l’aviron. Florian Ludwig, lui, continue au plus haut niveau et avait encore défendu les couleurs françaises aux Mondiaux la semaine précédente. Avec Frédéric, la famille compte désormais un troisième représentant en équipe de France.

Le bilan des médailles françaises à Tarente

Cette journée confirme la belle dynamique de la délégation française aux Jeux Méditerranéens 2026. Le skateboard a réalisé un sans-faute spectaculaire avec les titres de Lucie Schoonheere et Joseph Garbaccio, accompagnés de l’argent de Max Berguin. La voile a offert deux titres à Marie Barrue et Lorenzo Mayer, tandis que Gaspard Carfantan a décroché le bronze. En athlétisme, Mathieu Collet a remporté l’or, Louise Maraval l’argent et Theo Schaub le bronze, auxquels s’ajoutent les médailles des relais. La gymnastique avec Swaimy Bellil, le tennis de table avec Léo de Nodrest et l’aviron avec Leo Desmolles et Frédéric Ludwig ont complété une moisson particulièrement riche. À Tarente, la France confirme ainsi sa capacité à briller dans plusieurs disciplines et offre surtout une vitrine prometteuse à sa jeune génération.

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