Tout savoir avant Zagreb
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Du 13 au 23 août 2026, Zagreb accueille pour la première fois les Championnats d’Europe de gymnastique artistique. Format, programme, forces en présence et chances des Français : tour d’horizon avant le grand rendez-vous continental.
Zagreb accueille pour la première fois l’élite européenne
La gymnastique artistique européenne a rendez-vous en Croatie. Zagreb accueille pour la première fois les Championnats d’Europe, avec dix jours de compétition et 28 titres continentaux à décerner. La compétition senior féminine ouvrira le bal du 13 au 16 août, avant l’entrée en lice des hommes du 19 au 22 août. Au total, 41 nations seront représentées et les meilleurs gymnastes européens tenteront de décrocher un titre, une médaille ou une qualification pour la suite de la saison internationale. Pour la France, ce rendez-vous aura une importance particulière. La délégation tricolore comptera onze seniors, répartis entre les équipes féminine et masculine, avec plusieurs athlètes capables de jouer un rôle important dans les différentes compétitions.
Un format où les qualifications comptent double
Le format de ces Championnats d’Europe 2026 impose d’être immédiatement performant. Chez les seniors, les qualifications ne servent pas uniquement à accéder aux finales : elles permettent également d’attribuer le titre européen du concours général. Les gymnastes devront donc réussir leur compétition complète dès leur première apparition. Il n’y aura pas de finale du concours général pour se rattraper quelques jours plus tard. Les qualifications détermineront directement le classement et les médaillés. Elles permettront également de sélectionner les huit équipes qualifiées pour la finale par équipes, ainsi que les huit meilleurs gymnastes de chaque agrès pour les finales. Pour le concours général, les 24 meilleurs athlètes pourront figurer au classement, avec un maximum de deux représentants par fédération. Chaque équipe peut compter jusqu’à cinq gymnastes. Sur chaque agrès, quatre peuvent être alignés et les trois meilleures notes sont retenues. Ce système oblige les collectifs à trouver le bon équilibre entre difficulté, régularité et profondeur d’équipe.
Un rendez-vous également qualificatif pour les Mondiaux
Au-delà des médailles, Zagreb constituera une étape importante dans la course aux Championnats du monde 2026 à Rotterdam. Treize équipes pourront décrocher leur qualification, tandis que des places individuelles seront également distribuées aux gymnastes issus de nations qui ne seraient pas déjà qualifiées. La pression sera donc forte dès les qualifications. Une chute, une sortie ou une erreur majeure peut coûter plusieurs dixièmes et modifier aussi bien la hiérarchie collective que les perspectives de qualification.
Le programme : les Bleues entrent en scène jeudi
L’équipe de France féminine senior débutera sa compétition jeudi 13 août. Les Françaises évolueront dans la cinquième et dernière subdivision, à partir de 19 heures, avec une entrée aux barres asymétriques. Cette journée sera capitale pour les Bleues. Elle déterminera leur classement au concours général, leurs éventuelles qualifications pour les finales par agrès et surtout leur place dans la course à la finale par équipes. Les finales seniors par agrès féminines se dérouleront samedi 15 août, avant la finale par équipes programmée dimanche 16 août. La compétition masculine débutera mercredi 19 août et suivra le même principe : une première journée de qualifications décisive pour le concours général, les finales individuelles et la compétition par équipes. Les meilleurs spécialistes se retrouveront ensuite en finale pour tenter de décrocher les titres continentaux.
[GAF - CHAMPIONNATS D'EUROPE] 📍Zagreb 🇭🇷
— Fédération Française de Gymnastique (@ffgymnastique) July 8, 2026
Du 13 au 16 août, les meilleures gymnastes européennes se retrouveront à Zagreb 🇭🇷 pour les Championnats d'Europe de gymnastique artistique féminine.
Découvrez les Bleues qui défendront les couleurs de la France avec l'ambition de jouer… pic.twitter.com/XccBIuiyOC
Lorette Charpy, l’expérience et le leadership
Lorette Charpy sera l’une des figures majeures de l’équipe de France à Zagreb. À 24 ans, la gymnaste s’apprête à participer à ses septièmes Championnats d’Europe, dix ans après sa première apparition dans la compétition. Son parcours international et les difficultés qu’elle a traversées au fil de sa carrière lui donnent un statut particulier au sein du collectif. Après plusieurs blessures et des retours au plus haut niveau, elle demeure l’une des gymnastes françaises les plus expérimentées. À Zagreb, elle devra jouer un rôle de cadre dans une équipe ambitieuse. L’objectif collectif est important : la France veut tenter d’aller chercher une troisième médaille européenne consécutive par équipes. Mais Lorette Charpy possède aussi ses propres ambitions. Sa capacité à évoluer sur plusieurs agrès et son expérience des grands rendez-vous peuvent lui permettre de jouer un rôle dans la course aux qualifications et, selon son niveau de performance, de viser une place dans une finale individuelle.
Morgane Osyssek-Reimer, un repère du collectif français
Morgane Osyssek-Reimer fait également partie des gymnastes expérimentées de cette sélection. Habituée des compétitions internationales, elle apporte de la stabilité à un collectif qui devra réussir à gérer la pression d’une compétition où chaque note peut compter. La Française représente un profil précieux dans une épreuve par équipes. Son expérience et sa connaissance du haut niveau peuvent permettre aux Bleues de sécuriser des passages importants, notamment dans un format où seules les trois meilleures notes sont conservées sur chaque agrès. À Zagreb, son rôle sera donc autant individuel que collectif. Dans une équipe qui vise une place parmi les meilleures nations européennes, sa régularité pourrait être déterminante.
Lola Chassat, la confirmation au plus haut niveau
Lola Chassat fait partie des Françaises les plus attendues à Zagreb. Formée au club de Cournon-d’Auvergne, elle s’est progressivement installée dans le paysage de la gymnastique internationale. Son parcours récent témoigne de sa montée en puissance. Championne d’Europe par équipes en 2024, elle avait également décroché une médaille de bronze aux barres asymétriques. Elle a ensuite poursuivi sa progression sur la scène internationale, avec notamment une participation au titre mondial par équipes en 2025 et une finale mondiale aux barres. Cette capacité à performer sur son agrès de prédilection fait d’elle l’une des principales chances françaises pour une qualification individuelle. Les barres asymétriques seront naturellement l’un des rendez-vous à suivre pour la Française. Mais Lola Chassat pourrait également avoir un rôle essentiel dans le résultat collectif. À seulement quelques années des Jeux olympiques de Los Angeles 2028, Zagreb représente une nouvelle étape dans son installation parmi les valeurs sûres de l’équipe de France.
Elena Colas, la montée en puissance
Elena Colas poursuit elle aussi son ascension au sein du collectif tricolore. La jeune gymnaste enchaîne les sélections internationales et s’impose progressivement comme une athlète capable de contribuer aux résultats de l’équipe de France. Son évolution sera particulièrement intéressante à observer à Zagreb. Dans un championnat où le concours général se joue dès les qualifications, la capacité à enchaîner quatre agrès solides sera essentielle. Pour Elena Colas, cette compétition peut donc représenter une nouvelle occasion de confirmer sa progression et de franchir un cap face aux meilleures gymnastes européennes.
Maiana Prat, une place à prendre dans la hiérarchie
Maiana Prat complète cette sélection féminine. Elle continue de gagner sa place au sein du collectif senior et abordera Zagreb avec l’occasion de démontrer sa capacité à répondre présente lors d’un grand championnat. Dans une équipe composée de gymnastes aux profils différents, chaque passage pourra avoir son importance. Son objectif sera d’abord de contribuer au meilleur résultat possible lors des qualifications, afin d’aider les Bleues à atteindre la finale par équipes. Cette compétition peut également constituer une étape importante dans son parcours international et dans son installation durable au sein de l’équipe de France.
Les Bleues peuvent-elles viser une nouvelle médaille ?
La France possède un collectif capable de se mêler à la lutte pour les premières places européennes. L’objectif d’une troisième médaille consécutive par équipes est ambitieux, mais il s’appuie sur un groupe qui combine expérience et montée en puissance. Lorette Charpy et Morgane Osyssek-Reimer constituent les références expérimentées de la sélection. Lola Chassat arrive avec un palmarès déjà solide et un véritable potentiel individuel, tandis qu’Elena Colas et Maiana Prat incarnent la progression du nouveau collectif français. La clé sera toutefois la régularité. Dans une finale par équipes comme dans les qualifications, les Bleues devront éviter les erreurs majeures. La profondeur du groupe peut leur permettre de rester compétitives, mais la moindre chute pourrait coûter cher face aux grandes nations européennes. Sur le plan individuel, Lola Chassat apparaît comme l’une des Françaises à suivre particulièrement aux barres asymétriques. Lorette Charpy, grâce à son expérience et à sa polyvalence, pourrait également jouer un rôle intéressant selon sa forme du moment.
Zagreb, premier grand test de la saison pour les Français
Entre la course aux médailles et l’enjeu de la qualification pour les Championnats du monde de Rotterdam, ces Championnats d’Europe 2026 constituent un rendez-vous majeur pour la gymnastique française.
Par Lenny




