Pogacar écrase l’étape 4, les Français résistent

Lenny Par Lenny

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La 4e étape de la Vuelta 2026 a offert le premier grand numéro de force de Tadej Pogacar. Mardi 25 août, autour d’Andorre-la-Vieille, le Slovène s’est imposé en solitaire après une attaque lancée à une cinquantaine de kilomètres de l’arrivée.

Derrière le leader de la Vuelta, plusieurs Français ont tenté de résister dans une journée particulièrement exigeante. Longue de seulement 104,8 kilomètres, l’étape comportait près de 3 000 mètres de dénivelé positif et quatre ascensions répertoriées : le Port d’Envalira, la Collada de Beixalis, le Coll d’Ordino et l’Alto de la Comella. Un parcours qui promettait une première véritable explication entre les favoris du classement général.

Pogacar frappe fort en Andorre

Il n’aura finalement pas fallu attendre le dernier col pour voir Tadej Pogacar faire la différence. Le coureur d’UAE Team Emirates-XRG a accéléré dans la Collada de Beixalis, à environ 50 kilomètres de l’arrivée. Felix Gall a été l’un des rares à tenter de suivre le Slovène. L’Autrichien a toutefois rapidement dû céder, laissant Pogacar s’envoler seul. Le leader de la Vuelta a ensuite creusé un écart considérable au fil des kilomètres et des ascensions. À l’arrivée, Pogacar a devancé Jarno Widar de 2'39", tandis que Felix Gall a pris la troisième place. Cette victoire permet surtout au Slovène de renforcer considérablement son avance au classement général. Il possède désormais 3'21" sur Primoz Roglic. Cette démonstration confirme également les ambitions du quadruple vainqueur de la Vuelta, qui vise cette année le seul Grand Tour encore absent de son palmarès.

Bruno Armirail à l’attaque avec la Visma

Du côté français, Bruno Armirail s’est montré à l’avant de la course. Le coureur français faisait partie du groupe offensif dans lequel figuraient notamment Wout van Aert, Matthew Brennan et Ben Tulett. La présence de plusieurs coureurs de la Visma | Lease a Bike permettait à la formation néerlandaise de jouer plusieurs cartes. Armirail et Brennan pouvaient notamment mettre leurs qualités de rouleurs au service de Tulett avant les principales difficultés de la journée. Mais avec l’accélération du peloton et le rythme imposé par les favoris, cette stratégie n’a pas pu aller au bout. L’échappée a progressivement été reprise et les grimpeurs ont pris le contrôle de la course. Pour Armirail, cette offensive reste néanmoins l’un des principaux faits marquants de la journée côté français.

Léo Bisiaux résiste avec les favoris

Léo Bisiaux était lui aussi particulièrement attendu sur ce parcours montagneux. Le jeune Français de Decathlon CMA CGM avait déjà impressionné depuis le début de la Vuelta et occupait une place de choix au classement général avant cette étape. Après l’attaque de Pogacar, Bisiaux a réussi à rester dans le groupe des poursuivants composé notamment de Primoz Roglic, Sepp Kuss, Richard Carapaz, Enric Mas et Felix Gall. Le Français a cependant fini par subir le rythme dans les ascensions. La Collada de Beixalis, avec ses 6,5 kilomètres à 8,5 % de moyenne, a notamment permis à Pogacar de faire une première grande différence. Le parcours officiel classait cette montée en première catégorie. Cette résistance reste néanmoins encourageante pour Bisiaux. Avant l’étape, le Français figurait même quatrième du classement général, à seulement 12 secondes de Pogacar.

Julien Bernard avait annoncé le danger

Avant le départ, Julien Bernard avait identifié la Collada de Beixalis comme l’un des endroits susceptibles de provoquer une attaque de Pogacar. Le Français avait parfaitement ciblé la difficulté : cette montée de 6,5 kilomètres à 8,5 % constituait en effet un terrain idéal pour un coureur capable de produire une accélération aussi puissante que celle du Slovène. Son analyse s’est révélée particulièrement pertinente puisque Pogacar a effectivement profité de cette partie de l'étape pour faire exploser la course. Cette lecture de la course illustre aussi le rôle de Bernard, coureur expérimenté et équipier de Lidl-Trek, capable d’apporter son analyse sur les difficultés du parcours et la stratégie des favoris.

Une étape courte, mais extrêmement exigeante

Le parcours d’Andorre-la-Vieille ne laissait pratiquement aucun répit aux coureurs. Après le long Port d’Envalira, classé en première catégorie avec 23,3 kilomètres d’ascension à 5,1 %, le peloton devait encore franchir la Collada de Beixalis puis le Coll d’Ordino, avant de terminer par l’Alto de la Comella. Au total, la journée proposait 104,8 kilomètres et 2 953 mètres de dénivelé positif. La Vuelta avait donc choisi un format court mais particulièrement explosif pour cette première grande étape de montagne. Après l’annulation de la troisième étape, interrompue à cause d’un violent épisode de grêle dans les Pyrénées françaises, les coureurs ont cette fois pu aller au bout de la course.

Les Français déjà au rendez-vous

Cette 4e étape de la Vuelta 2026 n’a pas permis aux Français de jouer la victoire, mais elle a confirmé plusieurs tendances. Bruno Armirail a joué les offensifs dans l’échappée, tandis que Léo Bisiaux a longtemps évolué avec les meilleurs grimpeurs avant de céder face au rythme de Pogacar. De son côté, Julien Bernard avait parfaitement anticipé le scénario de la Collada de Beixalis. Et surtout, cette journée confirme que Bisiaux peut être l’un des Français à suivre dans cette Vuelta. Avant le départ de l’étape, il occupait la quatrième place du général et devançait notamment Primoz Roglic. Après le récital de Pogacar en Andorre, les Français devront désormais récupérer avant les prochaines occasions. La 5e étape, entre Falset et Roquetes, offrira un profil beaucoup plus favorable aux coureurs rapides et pourrait permettre aux tricolores de se montrer à nouveau à l’avant.

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