Pauline Ferrand-Prévôt admet son niveau en dessous des leaders

Nico Par Nico

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Pauline Ferrand-Prévôt a fait preuve d'une grande franchise à l'issue de la cinquième étape du Tour de France Femmes. Distancée par les principales prétendantes au maillot jaune et désormais reléguée à près de cinq minutes de Marlen Reusser et Demi Vollering au classement général, la Française reconnaît que la conquête d'un deuxième sacre consécutif semble désormais hors de portée. Pour autant, la championne tricolore refuse de baisser les bras et entend se battre jusqu'au bout pour aller chercher une victoire d'étape.

Une étape éprouvante

La cinquième journée de course a rapidement pris des allures de test pour les favorites. Le rythme imposé dès les premiers kilomètres a mis les organismes à rude épreuve, et Pauline Ferrand-Prévôt a longtemps réussi à suivre la cadence.

La Française estime d'ailleurs avoir vécu une journée relativement correcte sur le plan physique. Ce n'est que dans les portions les plus exigeantes de l'avant-dernière ascension qu'elle a commencé à perdre du terrain.

« C'était dur, c'est parti vraiment assez vite d'entrée de jeu. Jusqu'à l'avant-dernière montée, ça allait, mais dans la partie la plus dure, j'ai coincé un peu. J'ai essayé de me mettre en danseuse et je voyais que ça n'avançait pas plus vite », a-t-elle expliqué avec le sourire.

Loin de parler de défaillance, la Française préfère reconnaître la supériorité de ses adversaires du moment.

« Je ne peux pas dire que je me suis sentie mal ou que j'ai connu une défaillance. Je pense qu'elles sont seulement beaucoup plus fortes. »

Face aux meilleures grimpeuses du peloton

Si elle a perdu du terrain sur les principales favorites du classement général, Pauline Ferrand-Prévôt rappelle qu'elle évoluait malgré tout en compagnie de coureuses de très haut niveau.

Dans son groupe figuraient notamment Cédrine Kerbaol et l'expérimentée Anna van der Breggen, preuve qu'elle est restée au contact de certaines des meilleures grimpeuses du peloton.

Pour autant, la championne française estime que trois concurrentes ont aujourd'hui pris une longueur d'avance.

« Je pense que Demi Vollering, Marlen Reusser et Kasia Niewiadoma sont un cran au-dessus et que ça sera vraiment dur d'aller chercher le général. »

Une analyse lucide qui reflète l'écart observé sur la route depuis le début de cette édition.

Le classement général semble s'éloigner

Avec près de cinq minutes de retard sur les deux premières du classement général, Pauline Ferrand-Prévôt ne nourrit plus beaucoup d'illusions quant à ses chances de conserver son titre.

Interrogée sur l'état de la course avant même l'ascension du Mont Ventoux prévue vendredi, la Française n'a pas cherché à entretenir un faux suspense.

« Oui, je pense qu'il faut être honnête au bout d'un moment. Aujourd'hui, c'est vrai qu'on peut dire que mes rivales sont clairement au-dessus, même en bosse. Je n'ai aucune honte à le dire. »

Une déclaration pleine d'humilité de la part de celle qui avait remporté le Tour de France Femmes l'année précédente.

Garder l'espoir d'un exploit

Malgré ce constat, Pauline Ferrand-Prévôt refuse de considérer son Tour comme terminé.

La Française sait que les dernières étapes réservent souvent leur lot de surprises et qu'une course de trois semaines – ou, dans ce cas, une épreuve par étapes – peut encore basculer.

« Il reste encore quelques jours et je vais me battre pour essayer de décrocher au moins une étape. Elles aussi peuvent avoir des défaillances. Tout peut se passer sur les dernières journées. »

Une ambition réaliste qui lui permet de conserver un objectif sportif malgré l'éloignement au classement général.

Une championne qui refuse de renoncer

Si le maillot jaune semble désormais hors d'atteinte, Pauline Ferrand-Prévôt entend continuer à courir avec la même détermination.

« C'est comme ça, on ne peut pas toujours gagner. Mais au moins, on peut se battre. Et puis j'ai essayé. »

Ces mots résument parfaitement l'état d'esprit de la Française : accepter la supériorité du moment de ses rivales sans renoncer à se battre jusqu'au bout. Une attitude qui confirme, une nouvelle fois, le tempérament de compétitrice d'une championne capable de reconnaître la valeur de ses adversaires tout en continuant à croire en ses chances de briller sur une étape avant l'arrivée finale.

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