McNulty sacré, le bilan des Français

Lenny Par Lenny

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Brandon McNulty est devenu champion du monde à Montréal au terme d'une course particulièrement animée. Derrière l'Américain, Paul Seixas a longtemps joué avec les meilleurs avant de terminer 15e. Les Français ont multiplié les offensives et les gros efforts, mais ont aussi connu plusieurs coups durs, avec notamment l'abandon de Valentin Paret-Peintre et la défaillance de Seixas dans le final.

McNulty décroche le maillot arc-en-ciel

Brandon McNulty a remporté les championnats du monde 2026 à Montréal. L'Américain a fait la différence dans la dernière partie de la course en s'isolant à l'avant alors que les principaux favoris se neutralisaient derrière lui. À 32 kilomètres de l'arrivée, McNulty figurait encore dans un groupe de coureurs comprenant notamment Paul Seixas, Mathieu van der Poel, Isaac Del Toro, Tom Pidcock et Matteo Jorgenson. L'Américain a ensuite placé une accélération à 31 kilomètres du but. Malgré les efforts du groupe de poursuite, il a conservé son avantage jusqu'à Montréal pour aller chercher le titre mondial. Michael Matthews a pris la deuxième place tandis que Mathieu van der Poel a complété le podium.

La France autour de Paul Seixas

Pour ces Mondiaux de Montréal, Thomas Voeckler avait décidé de construire sa sélection autour de Paul Seixas. Le jeune Français était accompagné de Bruno Armirail, Alex Baudin, Jordan Jegat, Jordan Labrosse, Valentin Paret-Peintre, Nicolas Prodhomme et Pavel Sivakov. La stratégie tricolore reposait notamment sur le travail des équipiers afin d'user le peloton et de permettre à Seixas d'aborder le circuit final dans les meilleures conditions. Le Français a d'abord pu rester relativement au chaud dans le peloton. À 226 kilomètres de l'arrivée, il était notamment aux côtés de Valentin Paret-Peintre. Mais la sélection allait rapidement s'opérer lorsque la course est entrée dans sa partie décisive.

Armirail met le feu aux poudres

Bruno Armirail a été l'un des premiers Français à passer à l'offensive. À 166 kilomètres de l'arrivée, le coureur tricolore a pris les commandes du peloton et a accéléré. Son travail a immédiatement provoqué des dégâts à l'arrière. L'écart avec les hommes de tête a également commencé à fondre, passant à 7'30''. Cette accélération a permis de durcir la course bien avant les derniers tours du circuit montréalais. Les Français ont ainsi assumé leur volonté de rendre l'épreuve difficile autour de leur leader. À 135 kilomètres de l'arrivée, Pavel Sivakov est également venu échanger avec Armirail et Jordan Labrosse pour faire le point sur la situation. Une scène révélatrice de la coordination nécessaire au sein de l'équipe de France, d'autant que les coureurs disputaient la course sans oreillettes.

Alex Baudin tente également sa chance

La France n'a pas uniquement travaillé dans le peloton. Alex Baudin a lui aussi tenté de prendre les devants. À 92 kilomètres de l'arrivée, le Français est passé à l'attaque avec Maxim Van Gils, Giulio Pellizzari et Oscar Onley. Cette offensive n'a toutefois pas permis à Baudin de s'installer durablement à l'avant. La course continuait de se durcir et les différents groupes se rapprochaient progressivement du noyau des favoris.

Valentin Paret-Peintre abandonne

La sélection française a ensuite connu un premier gros coup dur. À 84 kilomètres de l'arrivée, Valentin Paret-Peintre a abandonné. Le Français a donc été contraint de quitter la course alors que la bataille entre les favoris entrait dans une phase particulièrement importante. Dans le même temps, la situation devenait compliquée pour les Bleus. Un groupe de six coureurs s'était détaché sans aucun Français. À 83 kilomètres du but, le constat était sans appel : les Français s'étaient fait piéger et ne figuraient pas dans ce groupe qui prenait le large.

Prodhomme part en contre

Nicolas Prodhomme a alors tenté de limiter les dégâts. À 82 kilomètres de l'arrivée, le Français est parti en contre pour essayer de rejoindre le groupe de six. Une tentative qui n'a cependant pas abouti : Prodhomme n'a pas réussi à effectuer seul la jonction. La France a toutefois rapidement retrouvé des couleurs. À 63 kilomètres de l'arrivée, Prodhomme et Pavel Sivakov sont parvenus à revenir dans le groupe comprenant notamment Paul Seixas, Isaac Del Toro et Remco Evenepoel. Ce retour permettait alors à Seixas de retrouver plusieurs équipiers dans un groupe particulièrement important pour la suite de la course.

Jordan Labrosse se sacrifie pour Seixas

Jordan Labrosse a également joué un rôle essentiel dans le dispositif français. À 78 kilomètres de l'arrivée, le Français a fourni un gros effort dans l'ascension du Mont-Royal. Il a donné tout ce qu'il avait alors que le peloton se réduisait progressivement. Dans le même temps, Isaac Del Toro accélérait. Le Mexicain était suivi par Remco Evenepoel et Paul Seixas, qui se retrouvait ainsi directement au contact de plusieurs des favoris. Pour la France, la stratégie fonctionnait alors en partie : les équipiers avaient durci la course et Seixas était encore là lorsque les meilleurs ont commencé à se détacher.

Seixas seul Français avec les meilleurs

À 72 kilomètres de l'arrivée, Paul Seixas était déjà le seul Français présent dans les trois premiers groupes de la course. Le jeune coureur tricolore n'allait pourtant pas céder immédiatement. Au contraire, il a continué à suivre les meilleurs. À 78 kilomètres du but, il était notamment avec Isaac Del Toro et Remco Evenepoel après l'accélération du Mexicain. Puis la sélection s'est encore affinée. À 32 kilomètres de l'arrivée, Seixas figurait toujours dans le groupe de tête aux côtés de plusieurs grands favoris, dont McNulty, Van der Poel, Del Toro, Pidcock et Jorgenson.

Seixas encore dans le jeu à 24 kilomètres

À 24 kilomètres de l'arrivée, Paul Seixas était toujours dans la course au podium. Le Français figurait dans le groupe qui tentait de revenir sur McNulty, alors déjà parti à l'avant. Il se trouvait notamment avec Giulio Ciccone, Tom Pidcock, Matteo Jorgenson et Michael Matthews, à 37 secondes de l'Américain. Seixas prenait alors des relais et continuait de croire à un retour sur McNulty. Mais les efforts accumulés depuis plusieurs heures allaient finir par peser lourd.

Une défaillance dans le final pour Seixas

Dans les derniers kilomètres, Paul Seixas a progressivement perdu le contact avec les hommes qui se disputaient les médailles. Le Français a été victime d'une défaillance et n'a pas pu accompagner les dernières accélérations. Il a finalement franchi la ligne en 15e position, à 2'47'' de Brandon McNulty. Une issue forcément frustrante pour Seixas, qui avait longtemps figuré parmi les principaux candidats au titre et qui était encore avec les favoris à une trentaine de kilomètres de l'arrivée.

Un bilan français marqué par les offensives

La France quitte donc Montréal sans médaille sur la course en ligne masculine, mais avec une équipe qui aura été particulièrement active. Bruno Armirail a lancé le travail très tôt, Alex Baudin a tenté sa chance dans une offensive, Nicolas Prodhomme a essayé de revenir sur un groupe échappé avant de retrouver Seixas, tandis que Jordan Labrosse a fourni un gros effort dans le Mont-Royal. Pavel Sivakov a également joué un rôle dans le retour vers le groupe des favoris. Le scénario a toutefois été marqué par plusieurs coups durs, avec l'abandon de Valentin Paret-Peintre et le piège tendu aux Français à 83 kilomètres de l'arrivée. Paul Seixas a ensuite porté les derniers espoirs tricolores. Longtemps au contact des meilleurs, il a finalement cédé dans le final et terminé 15e. À Montréal, Brandon McNulty décroche donc le maillot arc-en-ciel, devant Michael Matthews et Mathieu van der Poel. Pour les Français, cette course restera celle d'une sélection offensive et généreuse, mais qui n'aura pas réussi à concrétiser dans les derniers kilomètres.

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