La fierté du capitanat pour Rudy Gobert
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De retour en équipe de France pour la première fois depuis les Jeux olympiques de Paris 2024, Rudy Gobert endosse un nouveau costume. À 34 ans, le pivot des Minnesota Timberwolves a été désigné capitaine des Bleus à l'occasion de la première fenêtre estivale des qualifications à la Coupe du monde 2027. Une distinction symbolique, mais aussi stratégique, alors que la sélection française entame un nouveau cycle avec l'ambition de rester au sommet du basket international.
Les Bleus débuteront leur campagne de qualification ce vendredi en Belgique avant de recevoir la Finlande, le 6 juillet à Pau. Deux rendez-vous importants qui marquent également le retour d'un leader expérimenté au cœur du projet tricolore.
Une première comme capitaine à 34 ans
Le brassard de capitaine a été remis à Rudy Gobert le 25 juin, à la veille de son 34e anniversaire. Un moment particulièrement fort pour le quadruple meilleur défenseur de la NBA, qui n'a pas caché son émotion au moment de recevoir cette marque de confiance.
Depuis la retraite internationale de Nicolas Batum à l'issue des Jeux de Paris, le capitanat des Bleus est resté en mouvement. Andrew Albicy, Sylvain Francisco ou encore Guerschon Yabusele ont tour à tour assumé cette responsabilité selon les compétitions et les disponibilités de l'effectif.
Pour Gobert, cette nomination dépasse largement le simple port du brassard.
« Être le capitaine de l'équipe la plus importante de France, c'est une fierté, une responsabilité et simplement un honneur », a confié le pivot français.
S'il estime que cette fonction ne modifiera pas sa manière de jouer, il reconnaît qu'elle renforce son devoir d'exemplarité, aussi bien sur le parquet qu'en dehors.
Une confiance retrouvée après une saison convaincante
Cette promotion récompense également une saison particulièrement réussie de Rudy Gobert.
Après une fin de tournoi olympique frustrante, marquée par un temps de jeu réduit et un rôle plus discret dans la rotation des Bleus, le pivot français a répondu de la meilleure des manières lors des play-offs NBA. Solide défensivement, il s'est illustré face aux meilleurs attaquants de la ligue et a largement contribué au parcours de Minnesota jusqu'en finale de la Conférence Ouest.
Ces performances ont confirmé qu'il restait l'un des défenseurs les plus influents du basket mondial et ont renforcé la confiance que lui accorde désormais le staff tricolore.
Sa nomination apparaît ainsi comme un message fort envoyé par le sélectionneur Frédéric Fauthoux : Rudy Gobert demeure l'un des piliers du projet français.
🎙️ «On a dit que Gobert et Wembanyama, ça ne marchait pas ensemble en EDF. Moi, je ne suis pas d'accord !»
— First Team (@FirstTeam101) July 1, 2026
Dans son entretien, Rudy Gobert revient sur les Bleus, que l'on retrouvera dès ce week-end pour la fenêtre de qualif' à la Coupe du monde #FIBAWC 2027 (3 et 6 juillet) 🍿🇫🇷… pic.twitter.com/obhPILXC15
Un choix dicté aussi par les circonstances
Si Evan Fournier figurait parmi les candidats naturels au brassard, son forfait de dernière minute a rebattu les cartes.
L'arrière français sort pourtant d'une saison exceptionnelle avec l'Olympiakos, conclue par un titre de champion de Grèce, une victoire en Euroligue et des distinctions individuelles prestigieuses. Son absence a naturellement conduit le staff à confier cette responsabilité à Gobert.
Avec 112 sélections sous le maillot bleu et six médailles internationales, dont deux médailles d'argent olympiques obtenues à Tokyo en 2021 puis à Paris en 2024, le pivot possède l'expérience la plus riche du groupe actuellement réuni à Pau.
Frédéric Fauthoux veut construire un leadership durable
Le nouveau sélectionneur des Bleus assume pleinement son choix tout en laissant entendre que la réflexion sur le capitanat n'est pas encore définitivement tranchée.
Selon lui, les nombreuses variations d'effectif entre les différentes fenêtres internationales compliquent naturellement la désignation d'un capitaine unique.
« Avec le retour de Rudy, c'est une grande expérience qui vient s'ajouter. Il a le respect de tout le groupe », explique Frédéric Fauthoux.
Le technicien envisage d'ailleurs la possibilité de distinguer un capitaine pour les campagnes de qualification et un autre lors des grandes compétitions internationales, afin d'assurer une continuité malgré les changements de joueurs disponibles.
Une nouvelle génération déjà prête à prendre le relais
Si Rudy Gobert incarne aujourd'hui le leadership des Bleus, plusieurs profils se dessinent déjà pour l'avenir.
Victor Wembanyama apparaît comme le successeur naturel grâce à son influence grandissante et à son charisme. Destiné à devenir la figure centrale de l'équipe de France dans les années à venir, le phénomène français possède déjà une aura importante auprès de ses coéquipiers.
Matthew Strazel représente également une candidature crédible. Champion de France et reconnu pour son fort tempérament, le meneur affiche régulièrement son attachement au maillot bleu et son envie d'endosser un jour ce rôle de leader afin de faire le lien entre les générations.
Gobert veut transmettre une culture de la victoire
En attendant que le capitanat trouve une stabilité à long terme, Rudy Gobert entend pleinement assumer sa mission.
Très attaché aux valeurs de travail, d'humilité et d'exigence, le pivot souhaite insuffler un état d'esprit conquérant à l'ensemble du groupe.
Lorsqu'il a annoncé sa nomination à sa mère, il a évoqué la fierté que représentait cette responsabilité. Mais surtout, il a insisté sur l'ambition qui doit continuer d'animer les Bleus.
Pour lui, l'équipe de France ne doit pas craindre d'afficher ses objectifs : devenir championne du monde puis championne olympique. Une ambition élevée qu'il souhaite partager avec l'ensemble du vestiaire.
Avant de rêver aux grandes échéances de 2027 et 2028, Rudy Gobert et les Bleus devront toutefois franchir une première étape essentielle : réussir leur entrée dans les qualifications pour la Coupe du monde. Un défi que le nouveau capitaine entend relever avec la même détermination qui a façonné toute sa carrière.
Par Nico








