Jean-Aimé Toupane satisfait de son équipe

Nico Par Nico

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L’équipe de France féminine a parfaitement lancé sa Coupe du monde 2026 en écrasant la Hongrie (99-53), vendredi. Au-delà des 46 points d’écart, Jean-Aimé Toupane a surtout apprécié l’intensité, la solidarité et le partage du ballon affichés par ses joueuses. Le sélectionneur tricolore estime néanmoins que cette première phase doit permettre aux Bleues de continuer à progresser. Prochain rendez-vous dès samedi (20h45) contre une Corée du Sud beaucoup plus portée sur le tir extérieur.

Difficile d’imaginer meilleure entrée en matière.

Pour son premier match de la Coupe du monde 2026, l’équipe de France féminine n’a laissé aucune chance à la Hongrie. Les Bleues se sont largement imposées 99-53, envoyant immédiatement un message à leurs adversaires.

Mais pour Jean-Aimé Toupane, le plus important ne se trouvait pas nécessairement dans les 46 points séparant les deux équipes au coup de sifflet final.

Le sélectionneur français voulait voir une équipe capable de mettre en application les principes travaillés avant la compétition. Sur ce point, il a été largement satisfait.

« Je retiens la manière »

Après la rencontre, Toupane a immédiatement insisté sur l’attitude de ses joueuses.

« Je retiens la manière », a expliqué le sélectionneur, satisfait de l’investissement collectif et de l’intensité proposée par son groupe.

Les Françaises avaient plusieurs objectifs pour cette entrée en lice : mettre de la pression défensive, afficher de la solidarité et surtout partager le ballon.

Trois domaines dans lesquels elles ont globalement répondu présent.

Même lorsque l’écart est devenu considérable, les Bleues n’ont pas complètement relâché leurs efforts. Une attitude particulièrement appréciée par leur entraîneur.

Pour Toupane, commencer de cette manière était essentiel.

Un premier tour pour gagner, mais aussi pour travailler

Malgré l’ampleur de la victoire, le staff français ne souhaite surtout pas considérer ces premiers matches comme de simples formalités.

Le sélectionneur veut utiliser cette phase de groupes pour préparer la suite.

« Ce premier tour sert à travailler. Quand on a de la marge, c’est important de travailler. On apprend des choses sur nous », a-t-il souligné.

Car les Bleues savent que les difficultés augmenteront considérablement au fur et à mesure de la compétition.

Face à la Hongrie, la France disposait d’une marge suffisamment importante pour expérimenter, ajuster certaines situations et donner du temps de jeu à l’ensemble du groupe.

Le résultat était acquis, mais le travail devait continuer.

Toupane pointe déjà quelques axes d’amélioration

Tout n’a pourtant pas convaincu le sélectionneur.

Toupane a notamment relevé certaines séquences offensives où ses joueuses ont manqué de patience et d’alternance.

Parfois, une seule passe suffisait avant de déclencher un tir.

Une stratégie qui peut fonctionner lorsqu’une équipe domine largement son adversaire, mais qui pourrait devenir beaucoup plus problématique lorsque le niveau augmentera.

Face aux meilleures sélections mondiales, les Françaises devront être capables d’alterner davantage : attaquer rapidement lorsque l’occasion se présente, mais également faire circuler le ballon lorsque la défense adverse est correctement installée.

La facilité du premier match a parfois incité les Bleues à se précipiter.

Un détail vendredi. Peut-être beaucoup plus important lors des rencontres à élimination directe.

Les temps de jeu parfaitement répartis

L’écart important a également permis à Jean-Aimé Toupane de gérer son effectif.

Le sélectionneur n’a pas hésité à répartir largement les minutes entre ses joueuses.

Un choix stratégique.

La France espère disputer six rencontres dans cette Coupe du monde et la gestion physique pourrait devenir déterminante au fil de la compétition.

Toupane a donc profité de cette première rencontre pour impliquer l’ensemble de son groupe sans avoir à tirer excessivement sur ses cadres.

Une manière également de maintenir toutes les joueuses concernées.

Car pour aller loin dans un tournoi aussi dense, la profondeur du banc pourrait devenir l’un des principaux atouts français.

Badiane : « On en a encore en réserve »

Marième Badiane partage largement l’analyse de son sélectionneur.

L’intérieure française a apprécié le sérieux affiché par les Bleues du début à la fin de la rencontre.

« On a été sérieuses, on a su maintenir l’intensité jusqu’à la fin », a-t-elle expliqué.

Une constance qui constitue l’une des principales satisfactions françaises.

Les Bleues ont commencé fort et, malgré l’écart, n’ont jamais totalement permis à la Hongrie de revenir dans la rencontre.

Leur activité défensive a notamment facilité énormément de choses.

En imposant une forte pression à leurs adversaires, les Françaises ont pu récupérer des ballons, accélérer le jeu et trouver des situations offensives beaucoup plus simples.

Mais Badiane refuse elle aussi de considérer cette prestation comme parfaite.

« On peut encore faire mieux »

Malgré les 99 points inscrits et une victoire de 46 unités, l’intérieure tricolore estime que les Françaises possèdent encore une marge de progression importante.

« C’est une belle entrée en matière qui donne confiance, mais je pense qu’on en a encore en réserve ! », prévient-elle.

Comme Toupane, Badiane a notamment pointé certaines situations où les Françaises ont joué trop rapidement.

Des moments de précipitation qui n’ont évidemment pas eu de conséquence face à la Hongrie, mais qu’il faudra progressivement faire disparaître.

L’objectif est donc clair : conserver cette intensité et cette activité défensive tout en gagnant encore en maîtrise.

La Corée du Sud, un tout autre défi

Les Bleues n’auront pas beaucoup de temps pour savourer.

Dès samedi à 20h45, elles retrouveront la Corée du Sud pour leur deuxième rencontre de la compétition.

Un adversaire que les Françaises connaissent.

Les deux sélections s’étaient déjà affrontées au mois de mars lors du tournoi de qualification pour la Coupe du monde organisé à Villeurbanne.

Mais Toupane s’attend à une rencontre très différente de celle disputée face à la Hongrie.

Le basket sud-coréen possède des caractéristiques particulières : moins de taille dans la raquette, mais beaucoup de vitesse et surtout une très grande propension à tirer derrière la ligne à trois points.

14 tirs à trois points réussis face au Nigeria

La France est prévenue.

Lors de sa victoire contre le Nigeria (99-81), la Corée du Sud a affiché une réussite impressionnante à longue distance : 14 paniers à trois points réussis sur 28 tentatives, soit 50 % d’adresse.

Un chiffre qui n’a évidemment pas échappé au staff français.

« Ça shoote beaucoup, il faudra être plus vigilant », a averti Toupane.

La défense extérieure constituera donc l’une des grandes clés de la rencontre.

Les Bleues devront limiter les positions ouvertes et empêcher les Sud-Coréennes de prendre confiance derrière l’arc.

Mais la France disposera également d’un avantage évident à exploiter.

Les Bleues veulent imposer leur puissance intérieure

Face à une équipe sud-coréenne privée de taille, les Françaises devraient chercher à utiliser leur supériorité physique près du cercle.

« Si on peut les punir à l’intérieur, ce sera une bonne chose », reconnaît Toupane.

L’équation du deuxième match apparaît donc assez claire.

D’un côté, la France devra contenir la vitesse et l’adresse extérieure sud-coréennes. De l’autre, elle cherchera à imposer sa puissance dans la raquette.

Un test tactique intéressant après une première rencontre largement maîtrisée.

Une entrée parfaite, mais seulement une première étape

Avec 99 points inscrits et seulement 53 encaissés, difficile de trouver beaucoup de raisons de s’inquiéter après les débuts français.

Mais c’est justement ce que Jean-Aimé Toupane souhaite éviter : que la facilité transforme la confiance en relâchement.

Cette Coupe du monde ne fait que commencer.

La victoire contre la Hongrie permet aux Bleues de prendre confiance, de répartir les efforts et de lancer parfaitement leur tournoi. Elle leur permet surtout de travailler dans des conditions idéales.

« On apprend des choses sur nous », résumait Toupane après la rencontre.

C’est peut-être l’enseignement le plus important de cette première soirée.

La France a montré qu’elle pouvait être intense, collective et constante pendant quarante minutes. Elle sait également qu’elle possède encore une marge de progression.

Après avoir frappé fort contre la Hongrie, les Bleues vont maintenant devoir confirmer face à la Corée du Sud. Avec une ambition claire : continuer à gagner tout en préparant les batailles autrement plus difficiles qui les attendent dans cette Coupe du monde.

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