Un rêve brisé par les géantes américaines

Lenny Par Lenny

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Longtemps devant au score, les Bleues ont finalement été battues par les États-Unis en finale de la Coupe du monde de basket féminin. Les Françaises se sont inclinées 97-79, après avoir pourtant compté jusqu’à 14 points d’avance en première période. Portée par une excellente Gabby Williams, la France avait parfaitement lancé sa finale. Mais après avoir résisté pendant vingt minutes, les Bleues ont été dépassées au retour des vestiaires. Le troisième quart-temps, perdu 30-12, a définitivement fait basculer la rencontre.

Un premier quart-temps bien maîtrisé

Bien entrées dans leur finale, les Françaises ont rapidement affiché leurs intentions. Leur défense a été agressive et les Américaines ont été limitées à 17 points dans les dix premières minutes. Malgré quelques pertes de balle, les Bleues ont réussi à rester devant. Après un premier quart-temps disputé, la France a été menée de seulement trois points, 20-17. La pression défensive française a alors permis de maintenir Team USA dans le doute. Les Bleues ont été appliquées et ont surtout réussi à imposer leur rythme.

Les Bleues ont pris jusqu'à 14 points d'avance

Le deuxième quart-temps a ensuite été largement favorable aux Françaises. Plus efficaces offensivement, elles ont enchaîné les bonnes séquences et ont creusé un premier véritable écart. La France a même été créditée d'une avance de 14 points, avec un score porté à 31-17. Janelle Salaün a notamment été efficace derrière la ligne à trois points, avec deux tentatives réussies sur deux. Gabby Williams a également continué à porter les Bleues. L'arrière française avait déjà inscrit 16 points à la pause et avait été la principale menace offensive tricolore. Mais les Américaines ont progressivement été revenues dans la rencontre. Jackie Young, Breanna Stewart et Chelsea Gray ont permis à Team USA de réduire l'écart. Puis, à la dernière seconde de la première période, Caitlin Clark a été trouvée derrière la ligne à trois points. Son tir a été réussi au buzzer et les États-Unis ont été ramenés à seulement deux longueurs, 45-43.

Toupane avait déjà identifié les problèmes

À la pause, Jean-Aimé Toupane avait pourtant identifié les secteurs dans lesquels les Bleues devaient progresser. Le sélectionneur français avait retenu le fait d'être encore devant, tout en regrettant certaines possessions mal gérées. « Le point positif, c'est qu'on est encore devant », avait d'abord souligné le technicien français sur TMC. Toupane avait ensuite insisté sur les erreurs commises en attaque et sur les oublis défensifs. « On a mal contrôlé certaines de nos possessions. On a oublié de défendre », avait-il regretté. Le sélectionneur avait également rappelé une priorité pour la seconde période : ne pas penser uniquement à l'attaque. « On pense qu'en attaquant... Alors que non, il faut qu'on défende et qu'on gère mieux nos possessions en attaque », avait-il ajouté. Les statistiques de la première période avaient pourtant été relativement équilibrées. Les Américaines avaient affiché 55 % de réussite au tir, contre 52 % pour les Françaises. La France avait toutefois été particulièrement efficace à trois points, avec 57 % de réussite contre 50 % pour Team USA.

Un troisième quart-temps complètement raté

Le retour des vestiaires a finalement été fatal aux Bleues. Les Françaises ont été dépassées dans tous les secteurs et ont progressivement perdu le contrôle de la rencontre. Stewart et Collier ont rapidement permis aux États-Unis de reprendre l'avantage. Jackie Young a ensuite été particulièrement efficace à trois points et les Américaines ont commencé à prendre leurs distances. De leur côté, les Bleues ont été beaucoup moins inspirées offensivement. Les pertes de balle se sont multipliées et trois turnovers consécutifs ont notamment été transformés en paniers faciles par les Américaines. Une faute antisportive de Marine Johannes sur Kahleah Copper, confirmée après visionnage vidéo, a encore compliqué la situation. Copper a inscrit ses lancers francs et les États-Unis ont continué à creuser l'écart. Boston a également été trouvée à plusieurs reprises à l'intérieur, tandis que Caitlin Clark a progressivement retrouvé de l'influence dans le jeu américain. Un tir à trois points de Touré a permis aux Françaises de stopper momentanément l'hémorragie. Mais la réaction est restée insuffisante. Après trente minutes, les Bleues ont été menées 73-57. Le troisième quart-temps avait été perdu 30-12, soit un terrible -18 sur dix minutes.

Les États-Unis ont pris le large

Le dernier quart-temps a été beaucoup plus compliqué pour les Françaises. Caitlin Clark a rapidement inscrit son deuxième tir à trois points de la rencontre et l'écart a été porté à 19 points. Les Américaines ont ensuite été en contrôle. Napheesa Collier a été trouvée à plusieurs reprises et les Françaises ont eu de plus en plus de difficultés à contenir les offensives adverses. Avec un panier plus la faute, Breanna Stewart a même porté l'avance américaine à 23 points, à 82-59. Les Bleues ont malgré tout continué à se battre. Dominique Malonga a été l'une des dernières Françaises à avoir résisté. La jeune intérieure a inscrit cinq points consécutifs pour ramener la France à 86-64. Malonga a ensuite réussi son premier tir à trois points de la finale. Un symbole de sa volonté de ne rien lâcher malgré l'écart déjà important. Marine Johannes a également ajouté plusieurs lancers francs. La France est alors revenue à 88-74 à 2 minutes et 40 secondes du terme. Mais le retour a été trop tardif. Kahleah Copper a été laissée seule derrière la ligne à trois points et son tir a été réussi pour redonner une avance confortable aux États-Unis.

Une médaille d'argent tout de même historique

Malgré la lourdeur du score final, les Bleues auront longtemps fait jeu égal avec les États-Unis. Elles ont même mené pendant une grande partie de la finale, affichant une défense capable de perturber le collectif américain et un partage du scoring particulièrement intéressant. Gabby Williams aura été la grande figure française de cette finale avec 16 points après deux quart-temps, tandis que plusieurs joueuses, de Salaün à Ayayi en passant par Badiane et Malonga, ont contribué à maintenir la France dans la rencontre. Mais face à une Team USA capable d'accélérer brutalement après la pause, les Françaises ont fini par céder. Le troisième quart-temps aura été fatal aux Bleues. Leur rêve de titre mondial s'arrête là, après avoir pourtant longtemps fait vaciller l'ogre américain. Malgré la déception au terme de ce match, l’Équipe de France féminine réalise le meilleur résultat de son histoire sur une Coupe du Monde en décrochant la médaille d’argent.

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