Les Bleues lancent leur quête du titre mondial

Lenny Par Lenny

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C'est le grand jour, pour les françaises qui débutent leur Mondial 2026, ce soir contre la Hongrie (21h). Portées par leurs stars de WNBA, les Bleues veulent confirmer leur statut de principales outsiders derrière les États-Unis.

Les Bleues enfin au complet avant le Mondial

Le compte à rebours est lancé. À Berlin, théâtre de la Coupe du monde féminine de basket du 4 au 13 septembre, l’équipe de France s’apprête à entrer dans une compétition qu’elle aborde avec une ambition claire : atteindre le dernier carré et décrocher une médaille. Mais les Bleues auront dû composer avec une préparation pour le moins particulière. En raison du calendrier de la WNBA, les huit Françaises évoluant dans la ligue nord-américaine n’ont rejoint le groupe qu’au dernier moment. Marine Johannes, Gabby Williams, Pauline Astier, Leïla Lacan, Carla Leite, Valériane Ayayi, Janelle Salaün et Dominique Malonga n’ont ainsi pu travailler avec leurs partenaires que très tardivement. Les vice-championnes olympiques n'ont d'ailleurs été réunies au complet que depuis lundi, soit à seulement quelques jours de leur premier match. Une situation qui a contraint le staff de Jean-Aimé Toupane à adapter son approche et à faire preuve d’une grande capacité d’adaptation.

Marine Johannes et Gabby Williams déjà importantes

Pour leur ultime répétition avant le début du Mondial, les Françaises ont pu compter sur leurs deux stars revenues de WNBA. Marine Johannes et Gabby Williams ont notamment participé à un match à huis clos contre la Chine, largement remporté par les Bleues (83-54). Cette rencontre, disputée à Berlin, était la seule véritable occasion pour le groupe au complet de retrouver des automatismes avant le début de la compétition. Une répétition particulièrement convaincante puisque la France a rapidement pris les commandes avant d'accélérer après la pause. Le collectif tricolore s’est également illustré avec cinq joueuses à au moins dix points. Carla Leite a terminé meilleure marqueuse avec 15 points, devant Dominique Malonga et ses 12 points. Valériane Ayayi a inscrit 11 points, tandis que Marième Badiane et Marine Johannes ont ajouté 10 points chacune. Un signal encourageant à l’heure où les Bleues doivent rapidement créer une véritable cohésion.

Un objectif assumé : le dernier carré

Après une quatrième place à l’Euro 2025, l’équipe de France veut retrouver le podium. Jean-Aimé Toupane ne cache pas les ambitions tricolores : les Bleues veulent « terminer le plus haut possible », avec l’objectif d’atteindre le dernier carré et d’aller chercher une médaille. Le contexte nourrit forcément cet espoir. Lors des Jeux olympiques de Paris 2024, les Françaises avaient livré une finale exceptionnelle face aux États-Unis. Elles s’étaient inclinées d’un seul point, 67-66, après avoir longtemps fait douter la sélection américaine. Cette performance a confirmé que la France pouvait rivaliser avec la meilleure équipe du monde. Les Bleues restent donc l’une des principales candidates capables de perturber l’hégémonie américaine.

Les Françaises face à une concurrence féroce

Les États-Unis demeurent les grandes favorites de cette Coupe du monde. Malgré les absences d’A’ja Wilson et de Kelsey Plum, la profondeur de l’effectif américain reste considérable, avec notamment Caitlin Clark. Derrière Team USA, la concurrence sera toutefois particulièrement dense. La Belgique, championne d’Europe en 2025, arrive avec de solides arguments et l’ambition de décrocher le premier podium mondial de son histoire. À domicile, l’Allemagne voudra également jouer les trouble-fêtes, malgré le forfait de sa meilleure joueuse Satou Sabally. L’Australie et l’Espagne figurent également parmi les prétendantes au dernier carré. La Chine, vice-championne du monde en titre, sera elle aussi à surveiller, notamment autour de la jeune géante Zhang Ziyu, même si cette dernière n’a pas participé au dernier match de préparation contre la France.

Les stars françaises de WNBA donnent le ton

La France peut surtout s’appuyer sur une génération particulièrement performante outre-Atlantique. Gabby Williams s’est imposée comme l’une des références défensives de la WNBA avec Golden State, au point d’être citée parmi les favorites pour le titre de Defensive Player of the Year. Janelle Salaün a également marqué les esprits avec les Valkyries. La Française a battu le record du nombre de points inscrits en sortie de banc sur une saison WNBA, renforçant son statut de candidate au trophée de Sixth Player of the Year. Marine Johannes reste, elle, l’une des joueuses les plus spectaculaires du championnat américain. Avec son adresse et sa capacité à créer des actions décisives, la Française constitue une arme offensive majeure pour les Bleues. Mais la force de cette équipe ne repose pas uniquement sur ses joueuses WNBA. Marième Badiane, par exemple, possède un profil particulièrement adapté au basket FIBA. C’est cette complémentarité entre expérience internationale, talent offensif et densité collective qui pourrait permettre à la France de franchir un cap.

Un premier tour largement à la portée des Bleues

Le tirage au sort offre aux Françaises une phase de groupes abordable. Elles affronteront successivement la Hongrie, la Corée du Sud et le Nigeria. La France débutera son Mondial face à la Hongrie avant de défier la Corée du Sud, puis le Nigeria. Trois rencontres qui doivent permettre aux Bleues de viser la première place de leur groupe et, surtout, de s’éviter un affrontement prématuré avec les États-Unis. Sur le papier, les Tricolores disposent donc d’une véritable opportunité de construire progressivement leur tournoi. Mais leur principal défi sera peut-être de parvenir à transformer, en quelques jours seulement, un groupe récemment recomposé en une équipe parfaitement huilée.

Les 12 Bleues pour la Coupe du monde

Jean-Aimé Toupane pourra compter sur Pauline Astier, Romane Berniès, Marine Johannes, Leïla Lacan, Carla Leite, Mamignan Touré, Gabby Williams, Janelle Salaün, Valériane Ayayi, Marième Badiane, Aminata Gueye et Dominique Malonga.

Avec cette génération ambitieuse et un réservoir français désormais reconnu en WNBA, les Bleues ont les arguments pour rêver grand. Reste désormais à transformer cette promesse en résultats. Après une préparation tronquée, le véritable défi commence vendredi à Berlin.

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