France–États-Unis : les Bleues veulent leur revanche
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Deux ans après la finale olympique de Paris, la France retrouve les États-Unis dimanche soir à Berlin pour une finale historique de Coupe du monde. Cette fois, les Bleues ne veulent pas seulement jouer pour l’argent : elles visent le premier titre mondial du basket français féminin.
La France s’offre une finale historique
L’histoire va se répéter, mais les données ont changé. Deux ans après avoir affronté les États-Unis en finale des Jeux olympiques de Paris, l’équipe de France féminine retrouve le Team USA pour l’or, dimanche 13 septembre à l’Uber Arena de Berlin. Mais avant de penser à la revanche, les Bleues ont déjà écrit une page majeure de leur histoire. En dominant l’Allemagne en demi-finale (86-64), samedi, les Françaises se sont qualifiées pour la première finale de Coupe du monde de leur histoire. Elles sont également certaines de décrocher leur première médaille mondiale depuis la création de la compétition en 1953. Le sélectionneur Jean-Aimé Toupane ne cache d'ailleurs pas les ambitions françaises. « On veut la plus belle » médaille, a-t-il lancé après la qualification. Un message limpide à quelques heures du rendez-vous le plus important de l'histoire du basket féminin français. Le parcours des Bleues confirme cette ambition. Après avoir largement dominé la Hongrie, la Corée du Sud et le Nigeria en phase de groupes, la France a écrasé la Chine en quarts de finale (90-61), avant de faire tomber l'Allemagne, pourtant portée par son public, en demi-finales.
Gabby Williams, symbole d'une France nouvelle
Dans cette équipe de France, plusieurs joueuses ont changé de dimension depuis les Jeux de Paris. Neuf membres du groupe présent à Berlin faisaient déjà partie de l'équipe médaillée d'argent en 2024. Mais l'expérience olympique n'est plus seulement un souvenir : elle constitue désormais une force. Gabby Williams en est l'incarnation parfaite. Capitaine des Bleues à Berlin et héroïne malheureuse de la finale olympique, l'arrière s'est imposée comme la véritable patronne de cette sélection. Face à l'Allemagne, Williams a livré une prestation complète avec 22 points, 5 rebonds, 5 passes décisives et 4 interceptions. Son activité défensive symbolise le basket proposé par les Françaises depuis le début du Mondial, fondé sur la pression, l'intensité et la capacité à faire déjouer l'adversaire. Marine Johannes, elle aussi déjà présente à Paris, évolue à un niveau particulièrement élevé. Son sélectionneur Jean-Aimé Toupane estime qu'elle « joue actuellement son meilleur basket ». Ses 13 points en demi-finale, dont un tir à trois points décisif en fin de rencontre, illustrent l'importance de son apport offensif. La France peut également compter sur Dominique Malonga, qui n'est plus simplement présentée comme une jeune intérieure prometteuse, ainsi que sur Carla Leite, Leïla Lacan et l'ensemble d'un banc devenu une véritable arme.
FRANCE - USA EN FINALE DE LA COUPE DU MONDE ! 🏆
— Équipes de France de Basket (@FRABasketball) September 12, 2026
La France disputera la première finale de Coupe du Monde de son histoire ce dimanche à 20h en direct sur TMC et BeIN Sports.#PassionnémentBleu | #FIBAWWC pic.twitter.com/yHfkBZeZDJ
Les Bleues ne craignent plus les Américaines
La différence avec Paris se trouve aussi dans l'attitude. Les Françaises ont désormais l'habitude de croiser les meilleures joueuses américaines en WNBA. Cette proximité a changé leur perception du Team USA. « On n'aura rien à perdre. On sait que les USA sont une bonne équipe, ça fait des années qu'ils gagnent la Coupe du monde. Mais on affronte ses joueuses toute l'année en WNBA. Ce sera qu'un match, on n'a rien à perdre, on va jouer dur », a expliqué Marine Johannes. Carla Leite affiche la même confiance : « On est la majorité à les avoir affrontées en WNBA donc on n’a pas peur d’elles. » Cette familiarité pourrait compter dans une finale où la pression sera immense. Les Bleues savent ce que représente un rendez-vous contre les Américaines. Elles savent aussi qu'elles peuvent leur poser des problèmes.
Un Team USA profondément renouvelé
L'équipe américaine qui se présente à Berlin n'est plus celle qui avait remporté l'or olympique à Paris. Diana Taurasi, Kelsey Plum, A'ja Wilson, Chelsea Gray, Alyssa Thomas et Brittney Griner figuraient notamment dans le groupe de 2024. Deux ans plus tard, A'ja Wilson et Kelsey Plum sont absentes. La sélection américaine s'appuie davantage sur une nouvelle génération incarnée par Caitlin Clark, Paige Bueckers et Angel Reese. Pour plusieurs de ces joueuses, cette Coupe du monde constitue même la première grande compétition internationale avec la sélection senior. Les États-Unis disposent toujours d'une impressionnante armada avec Breanna Stewart, Napheesa Collier, Kahleah Copper ou Jackie Young. Mais leur domination intérieure semble moins évidente qu'à Paris. Le tournoi l'a montré. Les Américaines ont souffert face à l'Italie en phase de groupes, ne s'imposant que 55-52, avant de devoir sérieusement s'employer pour éliminer l'Espagne en demi-finale (76-66). Cela ne suffit évidemment pas à faire de la France la favorite. Les États-Unis restent les championnes olympiques et mondiales en titre et viennent de se qualifier pour leur cinquième finale mondiale consécutive. Leur série atteint désormais 35 victoires consécutives en Coupe du monde.
Défendre, contrôler le rebond et éviter la course
Pour espérer créer l'exploit, la France devra rester fidèle à ce qui l'a conduite jusqu'en finale. Sa défense sera la première clé de la rencontre. Contre l'Allemagne, les Bleues ont provoqué 24 pertes de balle. Leur capacité à mettre une pression constante sur les porteuses américaines pourrait considérablement perturber le jeu du Team USA. La France devra également contrôler le rebond et empêcher les Américaines d'imposer un rythme effréné. Sur jeu rapide, Caitlin Clark possède les qualités pour faire basculer une rencontre en quelques minutes. Paige Bueckers affiche déjà une remarquable maturité tandis que Breanna Stewart reste capable de prendre le contrôle d'un match. Les Françaises devront donc imposer leur tempo, utiliser leur profondeur et multiplier les séquences défensives capables de faire sortir les Américaines de leur confort. Dominique Malonga résume l'état d'esprit français : « Si on joue le basket qui nous a amené ici, ça peut marcher. »
Une revanche, mais surtout un titre historique
La finale de Berlin ne sera pourtant pas une simple revanche de Paris. Les deux équipes ont changé, les effectifs ont évolué et les rapports de force ne sont plus exactement les mêmes. Pour les Françaises, l'enjeu est encore plus grand que celui de prendre leur revanche sur les États-Unis. Elles peuvent devenir les premières championnes du monde de l'histoire du basket féminin français. L'expérience de la finale olympique pourrait justement être précieuse. « L'expérience de 2024 va beaucoup nous servir, parce qu'on a déjà été dans cette position, disputer une grande finale », estime Dominique Malonga. Valériane Ayayi insiste elle aussi sur la nécessité de ne rien laisser au hasard : « Les détails qui font la différence. On a essayé d’être rigoureuses tout au long de la compétition. » La France sait donc ce qui l'attend. Elle sait aussi qu'elle n'aura probablement aucune marge. Mais après avoir atteint pour la première fois la finale mondiale, les Bleues refusent de se contenter d'une médaille. Jean-Aimé Toupane l'assure : « Un match reste un match. On est sûrs de ce qu'on fait. À l'impossible nul n'est tenu. » Dimanche soir, à Berlin, la France aura donc rendez-vous avec son histoire. Face à elle, les États-Unis défendront leur incroyable règne. Pour les Bleues, l'objectif est clair : transformer la revanche de Paris en premier sacre mondial.
France–États-Unis : heure et diffusion
La finale de la Coupe du monde féminine de basket entre la France et les États-Unis se disputera dimanche 13 septembre à partir de 20 heures à l'Uber Arena de Berlin. La rencontre sera à suivre en direct et en intégralité sur TMC et beIN SPORTS 1.
Par Lenny






